Les 5 super-pouvoirs du blob
Connaissez-vous l’énigme du nénuphar ?
Sachant qu’un nénuphar double de taille chaque jour et qu’il met 30 jours à recouvrir la totalité d’un lac, combien de temps mettra t’il à en recouvrir la moitié ?
Je vous laisse faire vos calculs… vous avez 15 secondes !
Tic tac tic tac… Vous avez trouvé ?!
Vous dites 29 jours ? C’est exact !
Pour répondre, il n’y a pas besoin de se lancer dans de grand calculs à partir de données tel que la taille du lac, ou la taille initiale des nénuphars… non, c’est bien plus simple !
A 29 jours, le nénuphar n’était qu’à la moitié de ce qu’il est devenu le lendemain. Dans ces conditions, même si couvrir la moitié de la surface du lac lui à pris 29 jours d’efforts, au 30ième seulement, il aura totalement achevé son objectif.
Pour vous représenter le phénomène, vous pouvez imaginer un groupe de bactéries qui fonctionne en suivant une règle très simple :
“À chaque minute une bactérie donne naissance à une autre bactérie.”
Au départ vous n’avez qu’une seule bactérie. A la fin de la première minute vous en obtenez 2, à la 2ème, 4… à la 10ème minute… 1024 !
Dubitatif ? Pourtant, il n’y a pas de triche. Chaque bactérie n’a bien engendré qu’une seule autre bactérie à chaque minute. C’est l’effet exponentiel.
Les nénuphars, les bactéries … c’est bien sympa mais quel lien avec le blob ?
La croissance exponentielle, bien sûr ! Si la croissance exponentielle chez les bactéries et les nénuphars vous donne déjà le vertige, imaginez maintenant cette capacité concentrée sur UN seul individu qui n’a pas besoin de se diviser pour croître.
Vous obtenez alors : le blob, un organisme qui n’a plus aucune limite théorique de taille !
Ok, woaw, sauf que maintenant vous commencez vraiment à me suspecter de mythoner : si le blob est tellement fort, pourquoi n’a t’il pas encore envahi la planète ?
Un géant (presque) sans limite
Le blob a beau être un super-organisme, il reste néanmoins soumis aux règles biologiques les plus basiques : il doit nourrir ses ambitions de croissance, littéralement.
En nature, le blob se nourrit essentiellement de bactéries et de champignons. S’il n’est pas très difficile pour lui de se sustenter lorsqu’il est petit, la tâche devient nettement plus complexe à mesure qu’il grandit. C’est pour cette raison que trouver des blobs de taille importante en nature reste relativement rare.
En laboratoire, on contourne le problème en nourrissant les blobs avec de l’avoine dont ils raffolent. C’est ainsi qu’en Allemagne, dans un des laboratoires de l’université de Bonn, un professeur partant à la retraite, a fait cadeau d’un blob ayant atteint la taille impressionnante de 10 m² ! Le nombre de noyaux qu’il contenait était estimé en milliards (!!).
Le professeur Wohlfarth Botterman et son blob enregistré au Guinness book des Records de 1989
Pourtant, les chercheurs allemands n’avaient toujours pas observé le plein potentiel du blob. Si, comme nous l’avions dit – il est rare de trouver en nature des blobs de taille importante – sur un grand territoire la probabilité n’est pourtant pas inexistante :
Aux USA, dans les Appalaches, un blob monumental a été découvert. Il s’étendait sur plus de 1,3 Km², ce qui représente à peu près la surface de la ville de Monaco. Si l’on pouvait suspecter un canular au premier abord, l’information a finalement bien été confirmée par les scientifiques.
Alors, plutôt admiratif ou un peu intimidé ?
Le blob, invincible ? Pas si sûr…
➡️ À tout super-héro sa kryptonite !
Photo de couverture de Pixabay provenant de Pexels
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